Musard (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XI e siècle, comme nom propre, au sens de « niais, sot », d'origine incertaine ; XV e siècle, au sens de « paresseux », dérivé de muser I . Fam. Qui passe son temps à muser.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui passe son temps à muser. "Écolier ." Substantivement, "Un musard." Il est familier.



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 


Qui a l'habitude de muser.
J. J. ROUSS.: « Le cadet paraissait presque stupide, , têtu »
    Substantivement. Un . Une e. C'est un vrai . Monsieur Musard, pièce de Picard.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Sax. XXIX: Li baron de Herupe ne sont mie
    XIIIème siècle
BEAUMANOIR: « Si que par le doute [la crainte] des prisons li se castient de fere tex folies »
     la Rose, 2369: Ce sevent bien sage et musart : Qui plus est près du feu, plus art [brûle]
     Chr. de Rains, p. 75: Ensi ot dire [il entend dire] que esperer et quidiers furent doi [deux]

ÉTYMOLOGIE
    Muser ; provenc. musart, .


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adjectif 


Qui perd son temps à s'occuper, à s'amuser de petites choses. "Il est ." Il est familier.
Il se prend aussi substantivement. "C'est un , un vrai ."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Qui perd son temps à s'occuper, à s'amuser de petites choses. "Il est ". Il est du discours familier.
Il se prend aussi substantivement. "C'est un vrai ".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui s'arrête, qui s'amuse par tout. "Il est ." Il est du discours familier.
Il se prend aussi substantivement. "C'est un vrai ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)


ARDE, adj. ["Muzar", "zarde".] Qui s'arrête, qui s'amûse par tout (disc. famil.) 'Il est "musard": elle est "muzarde"
- "Subst." 'C'est "un ", "une muzarde".



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Adjectif 


Qui ne fait que muser. Il est vieux.




Emplacement dans le dictionnaire :

murmuré
murmurer
muros (intra) ou muros
murrhe
murrhe
musacees
musacées
musagète
musaraigne

musarder
musardise
musc
muscade
muscadet
muscadier
muscadin
muscardin
muscat
muscicape
muscicole




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Henri MEILHAC (Froufrou)

...bien... il nous faudrait aussi la musique. Pitou. Je l'ai fait copier. Gilberte, parcourant le rôle. air... galop du tourbillon... qu'est-ce que c'est que cet air-là ? Pitou. C'est de Monsieur Musard... le père ! ... voici, madame... il fredonne quelques mesures. Gilberte. Est-ce que je saurai chanter cela, moi ? Pitou. Oh ! La voix de madame ne peut pas être plus fausse que celle de...


Citation n°2 de Henri MEILHAC (La Boule)

...me voyez-vous... et voyez-vous ma femme... Paturel, donnant un papier à La Musardière. mettez ça dans votre poche... vous ne m'avez pas dit comment vous vous appelez ? La Musardière. De La Musard... se reprenant. Cabassol... Jules Cabassol. Paturel. Et vous demeurez ? ... La Musardière. Boulevard du prince-Eugène... la dernière maison à droite. Paturel. Vous rentrez chez vous ? La...


Citation n°3 de Rodolphe TOEPFFER (Nouvelles genevoises)

...BIBLIOTHÈQUE DE MON ONCLE i. J'ai connu des gens élevés sur le seuil de la boutique de leur père ; ils avaient retenu de ce genre de vie certaine connaissance pratique des hommes, certain penchant musard, le goût des rues, quelque trivialité d'idées, la morale et les préjugés du quartier. On en a fait des avocats, des ministres, et dans chacune de ces vocations ils ont apporté de ce seuil de...


Citation n°4 de Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN (Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante)

...la découverte d'un nouveau parfum, celui de l' hemérocallis, plante bulbeuse qui a effectivement une odeur fort agréable, ressemblant assez à celle du jasmin. Je suis fort curieux et passablement musard, et ces deux causes combinées me poussèrent jusqu'au faubourg saint-Germain, où je devais trouver le parfum, charme des narines, comme disent les turcs. Là je reçus l'accueil dû à un amateur, et on...


Citation n°5 de Edmond de GONCOURT (Charles Demailly)

...rouges et des boutonnières vierges. Là étaient rangés par le hasard, les uns à côté des autres, pêle-mêle, le critique qui excelle à porter un faux succès en triomphe, comme le mardi gras portait Musard, -sur un cent d'épingles ; -le dernier gentilhomme de lettres qui sait encore dire : Faquin ! à un garçon, et faire dire : mille grâces ! à un jeune premier ; -le grand dramaturge qui imite si bien...


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